Hôpitaux et cliniques : Comment améliorer la qualité de vie ?

Nos hôpitaux français sont plus réputés pour leurs savoirs-faire et leurs résultats (L’Assistance Publique Hôpitaux de Paris a été élu meilleur hôpital d’Europe en 2014) que leur modernité et leur qualité de vie.

Un petit point chiffres

Selon les chiffres officiels dévoilés par l’INSEE, il y aurait près de 3200 établissements de santé en France, ces derniers totalisant plus de 410 000 lits.

Avec une occupation maximale pouvant s’apparenter à la population de la ville de Toulouse, comment les établissements peuvent-ils améliorer la qualité de vie des patients, de leurs familles et des équipes médicales ?

La qualité de vie : un enjeu majeur pour les hôpitaux

Aujourd’hui, les établissements de santé ont compris l’importance du bien vivre et du bien-être au sein de leurs locaux. Ces aspects jouent un rôle important sur l’ambiance de l’établissement, sur l’entente entre les patients et le personnel mais également sur la guérison.

De plus, de nombreux patients sont contraints à vivre des jours voire des mois dans ses établissements, s’y sentir bien est donc primordial.

Pour cela, les établissements ont mis en place de nombreuses activités destinées aux patients. Ludiques, divertissantes, sportives… ces activités répondent aux attentes des établissements mais nécessitent la présence du personnel soignant.

Le bien-être par les sens

L’ouïe, l’odorat, la vue, le toucher ou le goût, notre bien-être est influencé par l’ensemble de nos 5 sens. Un seul est bousculé et tout est remis en question.

L’ouïe

C’est bien connu, « la musique adoucit les mœurs ».

Un adage confirmé par le nombre important d’associations apportant la musique à l’hôpital (Association Tournesol, Euphonie…) et les nombreuses activités organisées par les équipes médicales (cours de musique, concerts…). Ces divertissements sont de réels atouts pour le bien-être des patients, leurs points faibles sont leurs courtes durées et l’utilisation importante du temps pour le personnel soignant (généralement acteurs de ces activités).

Et avec une ambiance sonore ? La diffusion d’une ambiance musicale douce dans les parties communes apaiserait et mettrait de bonne humeur le personnel, un avantage pour la bonne entente entre les personnes hospitalisées et les équipes médicales. La mise à disposition de tablettes « Jukebox » permettrait à certains patients de choisir la playlist musicale diffusée dans leur chambre. Une personnalisation qui leur apporterait du plaisir, les détendrait et les mettrait dans les meilleures conditions pour être à l’écoute du personnel médical.

 

L’odorat

Odeurs de médicaments, de désinfectant… la fameuse « odeur des hôpitaux » est souvent décrite comme dérangeante. Freins à la communication entre soignant et soigné, au bien-être… notre odorat, très lié au cerveau, joue beaucoup sur nos émotions.

Peu d’activités ou de méthodes sont pour l’instant mises en place autour de l’odorat dans les hôpitaux. Cependant la méthode néerlandaise Snoezelen, développée dans les années 1970, commence à se populariser dans nos établissements français. Contraction de « Snuffelen » (explorer, sentir) et « Doezelen (somnoler) cette méthode consiste à placer dans une pièce une personne mentalement handicapée afin de créer un environnement agréable et invitant à la détente et au plaisir. L’environnement de la pièce fait appel aux cinq sens, les senteurs, les matières, la déco, les sons, les lumières… tout y est réfléchi pour créer une bulle de bien-être.

Et avec une ambiance olfactive ? Comme vu avec la méthode Snoezelen, la maîtrise des sens permet de créer une bulle de bien-être : pourquoi ne pas élargir cette bulle à tout l’établissement ? Avec des diffuseurs de senteurs professionnels, puissants et autonome, l’établissement pourra diffuser des senteurs thématiques, masquant les senteurs désagréables et  créant une ambiance olfactive maîtrisée et apaisante.

 

La vue

Blanc, jaune pâle, gris… les couloirs et chambres des hôpitaux ne font pas dans le très coloré. Ce choix remonte aux prémices des établissements, le blanc a été choisi pour son symbole de propreté et de pureté, les tons pâles, eux, sont doux pour notre vue. Par un souci de modernité et afin de donner plus de « peps » à ces longs couloirs « aseptisés », de plus en plus d’établissements de santé optent pour les couleurs plus vives : rouge, vert, orange, violet… Des initiatives encouragées par les patients et le personnel dont la perception du lieu devient plus gaie et positive. Des effets psychologiques positifs utilisés dans la chromothérapie.

Le divertissement numéro 1 dans les chambres des hôpitaux : la TV. Elle fait passer le temps et permet aux patients de s’informer (JT, émissions…). Pour les sortir de leur chambre, de nombreuses activités ludiques et informatives sont organisées. Des sessions d’arthérapie, de luminothérapie ou encore de lecture vont permettre aux patients de s’évader, d’apprendre et de créer des affinités avec les autres patients et le personnel médical.

Et pour les familles et les proches ? Pour ce sens, la vue, de nombreuses activités sont proposés aux patients tandis que leur entourage est « délaissé ». L’information est le talon d’Achille des hôpitaux. La mise en place d’un écran interactif à l’entrée de l’établissement informant les proches des services internes, des événements, des prévisions météo ou encore du trafic routier… serait un plus pour le bien-être des visiteurs. Ce « Média d’accueil » pourrait également les informer sur le numéro de chambre de leur proche ou encore de l’emploi du temps de ce dernier (visite des médecins, analyses, déplacements dans un bloc…).

 

Le toucher et le goût

Des draps confortables ou encore de bons repas, ces sens dépendent de la qualité des produits et services de chaque hôpital, faites attention de n’en négliger aucun. Pour ce qui est des divertissements, des cours de sculpture ou encore de cuisine vous permettront de lier l’utile à l’agréable.

Exemples d’utilisation du marketing sensoriel dans des établissements de santé :

L’entreprise toulousaine midiscom, leader dans le marketing sensoriel, a mis en place pour de nombreux établissements de santé des ambiances multisensorielles afin d’améliorer le bien-être et le bien vivre dans leurs locaux.


Avec le son :

C’est le cas pour le CHU Dupuytren de Limoges où des players Jukebox ont été placés dans les cabines du service oncologie. Les players permettent aux patients de choisir leur propre playlist musicale, ceci a pour intérêt de les faire patienter et de les détendre durant leur séance de chimiothérapie.

 

Avec l’olfactif :

La clinique St Jean du Languedoc à Toulouse a opté, elle, pour la diffusion olfactive. Dans son service de Gastro-entérologie et sa salle d’attente, des senteurs fraîches saisonnières font patienter et masquent les nuisances olfactives (odeurs de produits médicaux…).

 

Quelques mots de conclusion

Le marketing sensoriel est une solution cohérente et intéressante pour répondre aux besoins des établissements de santé sans demander un investissement supplémentaire au personnel soignant dont l’emploi du temps est souvent chargé.

Sources : #1 #2 #3

Crédits photo : #1 #2 #3 #4 #5


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